dimanche 03 juillet 2022
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Intersyndicale du CHPF: Unis contre le non-respect du protocole d'accord du 3/09/19

Mardi 4 février 2020,  les syndicats CSTPF FO, OTAHI, O OE TO OE RIMA et CSIP s'unissent contre le protocole d’accord de fin de conflits qui avait été signé le mardi 3 septembre 2019 en dénonçant le  non-respect des engagements précédents. 

Depuis la signature du protocole d’accord datant du 3 septembre 2019 pour la fin de conflit au Centre hospitalier de la Polynésie française, l’intersyndicale (CSTPF FO, OTAHI, O OE TO OE RIMA et CSIP) considère avoir été de nouveau trompés car rien n’est respecté et appliqué donc rien n’est acté.

C’est la raison pour laquelle, l’intersyndicale a adressé au ministère en question un communiqué de presse intitulé « Les salariés du CHPF, une nouvelle fois trompés !».

  • Point du protocole d'accord:

Pourtant la modernisation de l'administration faisait partie de ce protocole d'accord entre l'intersyndicale, les deux ministères et le Centre hospitalier du Taaone. Sauf que rien n’avait été fait à ce jour. Le seul point de revendication de l’intersyndicale est « la promulgation de ce plan concours » parce qu’aujourd’hui, « il y a plus de 300 CDD qui sont concernés», c’est pour ça, « qu’il faut acter et tant qu’il ne sera pas acté », les agents non-titulaires qui travaillent depuis plus de 3 ans, « n’auront pas l’opportunité de passer le concours » selon Mireille Duval.

  • Un concours pour une stabilité dans l'administration:

Que ce concours soit « ouvert dans les filières administrative, socio-éducative, des filières qui touchent plusieurs secteurs qui à tout intérêt d’être acté pour une stabilité de l’administration ». Pensant que le ministère de la modernisation de l’administration « se trompe complètement, c'est pour cela qu’on a été trompés parce que plusieurs protocoles ont été signé mais n'ont jamais été respecté et encore une fois, il est prouvé quand on signe un protocole d'accord en fin de conflit, il faut le mettre dans le placard pour que les cafards le lisent, on ne veut pas qu'ils soient lus par les cafards, on veut qu'ils soient appliqués, c'est tout! » parce que c’est important.

  • Quelques chiffes:

Selon les chiffres du dernier bilan social, « il y avait 444 CDD », aujourd’hui, « il y a plus de 300 CDD qui sont concernés par cette demande de concours, c'est tout », précise Mirelle Duval tout en évoquant le fait : « J'espère que la Ministre de la fonction publique prend conscience qu'on parle d’emploi et que cette précarité, elle aura une répercussion notamment aussi sur la vie économique du pays, c'est à elle de voir ».

  • Un mouvement social en vue:

Si cela continue ainsi, ils risquent de causer un mouvement social comme nous le précise Mireille Duval : « ça fait maintenant 4 mois après le protocole de fin de conflit que nous l'attendons donc s'ils nous cherchent à nous décourager bien au contraire, ils cherchent à nous motiver à faire une grève, voilà, c'est tout ce qu'ils ont gagné ». Une grève qui risque de prendre effet, dès le vendredi 14 février 2020 devant la présidence.

Une situation qui va encore provoquer ralentir le fonctionnement de l’hôpital du Taaone.

A noter qu'hier, le pays a répondu par un communiqué de presse, je cite : " le programme des concours de l’administration de la Polynésie française a été acté en conformité avec les conclusions du dernier programme triennal des concours et les dispositions du présent protocole".

S'il n'y a aucune  réponse concrète de la part du ministère de l'emploi, une grève serait envisageable, le 14 février devant la présidence du pays, selon les syndicats.